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À qui, à quel moment et pourquoi se confier?



D'après Frank T. McAndrew, professeur de psychologie à Knox College, le partage de potins est utilisé pour établir une alliance entre deux individus. Cependant, il y a une différence entre partager des potins et vouloir partager ses sentiments avec quelqu'un. Admettre sa vulnérabilité et la voir bafouée peut devenir une expérience douloureuse...


Voici ce que Brené Brown dit au sujet de son livre - Le Pouvoir de la vulnérabilité :


“Nous avons en horreur la vulnérabilité. Nous voulons être parfaits, puissants, sûrs de nous. Nous croyons que la distance, la froideur, l'inaccessibilité et la maîtrise contribuent à notre prestige. Que nous serions mésestimés si nous venions à être trop ouverts … Et si la vulnérabilité n'était pas une faiblesse, mais au contraire signe de force et de courage ? …Nous gaspillons un temps précieux en tournant le temps à nos dons merveilleux. Alors plutôt que de rester assis sur le banc de touche, et d'émettre sans cesse des jugements et des conseils, mieux vaut oser se découvrir et accepter d'être vulnérable…Oser être vulnérable, c'est cela le courage.”


Devons-nous taire nos sentiments juste par peur de les voir être étalés de façon inappropriée? Absolument pas !


Pourtant, comment échapper à ce piège lorsque tu te lances dans la création d'un nouveau réseau d'amis? C'est ce que beaucoup de gens devront faire lors d'un changement majeur de vie. Exemples : lors d'un déménagement de localités, de pays, lors de la retraite, d'un transfert de sa maison à un RPA (Résidence pour personnes âgées), et ainsi de suite. En revenant au Québec, je n'ai pas échappé à cela.


Communiquer de manière personnelle est un besoin fondamental chez l’humain (1). Bien communiquer est compliqué, et connecter honnêtement et en toute sécurité (émotionnelle) avec l’autre est souvent un défi. Pas plus tard qu’hier, un homme a mentionné que depuis le décès de sa femme, il lui soit très difficile de trouver un ami, ne serait-ce que pour faire des sorties ensemble. Il a souligné que cela prend des années pour créer une véritable amitié. Il a raison.


Pour ma part, c’est via la méthode Connection Practice™ que j'ai l’occasion de pouvoir m’exprimer en toute sécurité. Soit au sein d'un groupe de soutien. Même si j'aimerais pouvoir le faire avec une ou une amie sans que mes paroles soient censurées, de peur que cette personne ne révèle mes sentiments. Ce qui n’est pas évident comme je l’ai constaté dernièrement.


Exprimer ses sentiments de façon constructive s’apprend. Pour y parvenir, la psychologie nous propose des pistes intéressantes. Par exemples:


  • Assumer la responsabilité de nos émotions en les formulant de façon précise.

  • Découvrir le, ou les besoins qui ne sont pas comblés et qui se cachent derrière ses émotions.

  • Voir la liste des sentiments et des besoins ICI (faisant partie de la méthode Connection Practice™ (vidéo) et de la Communication Non Violente - vidéo CNV).

Note: N'oublie pas de regarder la vidéo de CNV jusqu'au bout. Surtout après les 6 premières minutes où un exemple de conflit entre une femme et son mari est utilisé par l’auteur de la méthode CNV. Ce qui explique le fait de bien connecter avec l’autre, ou pas.

  • Tout d'abord, il est suggérer de faire preuve d'empathie envers ses proches. Ce qui pourrait rendre cela plus simple à faire avec les autres par la suite.

  • Maintenir un dialogue positif avec soi-même, même lorsque l'on ressent des émotions fortes. Ne pas se culpabiliser.


Maintenant, à qui s'adresser lorsqu'il y a un besoin d'ouvrir son cœur lors de difficultés? À un ami ou une ami en qui vous avez confiance, à son conjoint, à un travailleur social, et ainsi de suite. Néanmoins, il est important de savoir choisir la personne adéquate! Comment?


Voici l’article de Marie Bérubé - Se confier. 6 critères pour choisir une personne de confiance. Ce qui pourra nous guider dans nos choix. Selon le cinquième critère, il est clair que je n'ai pas su choisir ou juger la situation correctement, du moins pour cette fois-ci. Ce qui a suscité une autre interrogation.


Quoi faire quand nous n'avons personne pour nous confier? Ce que Marine Lefebvre, qui est aussi psychologue, a dit m'a beaucoup plu. C'est à la fois simple et efficace.


“S’il n’y a personne à qui se confier, alors deux solutions :

  1. Parler à voix haute et sortir tout ce qui est à l’intérieur (et se laisser du temps et les moyens d’exprimer cette douleur…)

  2. Ecrire ses pensées, remplir des kilomètres de papiers.”

Fait intéressant, et à ma grande surprise, j'ai également trouvé ce qui suit lors de mes recherches. Même si ce n'est pas le but de cet article, de te partager cette information pourrait t'être utile. En tout cas, elle l'a été pour moi.


“Discuter de la vie d'autrui est indispensable au bon fonctionnement de tout groupe social” selon l’anthropologue Christopher Boehm. Dans le cas de débordements, ceux-ci pourront “servir de « mécanisme de nivellement » capable de neutraliser les tendances dominantes de certains.”


C'est aussi à cause de cela que j'ai effectué une petite expérience. Évitez de parler des autres, d'autrui ou même de soi-même lors de rencontres entre deux personnes. Lorsque j'ai fait avec succès, j'ai pu constater que la conversation s'éteint rapidement... ou devient passablement impersonnelle.


Comme tu peux le constater, l'événement de la semaine dernière m'a été d'une grande utilité. De plus, il est évident que nous avons des besoins sociaux qui incluent de mieux communiquer et connecter avec l'autre, car “nul homme n'est une île”. (2)


Bonne fin de semaine!


Monique, tout simplement


(1) Marie Beauchesne - La Marque c’est moi. La communication personnelle pour celles et ceux qui n'aiment pas se mettre en avant.

(2) De John Donne,1624, « nul homme n'est une île » – c'est-à-dire ce n'est pas la nature humaine d'être isolé.


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